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Cuizinalau

La boucherie

Actualisé le

Les recettes de viande réunies dans ce rayon couvrent le bœuf, le porc, l'agneau, le veau et les abats, des mijotés de plusieurs heures aux cuissons minute. Chaque plat part d'un morceau choisi pour sa texture, et la bonne cuisson découle de ce choix.

Le site avait un volailler, un poissonnier et un primeur, mais pas de boucher, alors qu'une bonne partie des plats mijotés en relèvent. Ce rayon rassemble le bœuf, le porc, l'agneau et le veau, ainsi que les abats.

Les morceaux qui gagnent à cuire longtemps

Joue, queue, épaule, souris : ce sont les morceaux les plus travaillés de l'animal, donc les plus riches en collagène. Cette richesse en collagène, c'est ce qui les rend intéressants. Sous l'effet d'une cuisson longue et douce, ce collagène se transforme en gélatine et donne au plat sa texture fondante et son jus nappant. L'agneau de sept heures et la joue de bœuf bourguignonne du site reposent entièrement sur ce mécanisme, et c'est pourquoi les brusquer ne donne rien de bon.

Les cuissons rapides

À l'opposé, les pièces maigres et tendres se traitent en quelques minutes. Le filet mignon à la plancha et le travers au curry demandent une chaleur forte et un temps court, avec un repos avant la découpe pour que les jus se répartissent.

Ce qui vient d'ailleurs

Deux recettes sortent du répertoire français. L'osso buco est un plat milanais dont le nom décrit exactement l'ingrédient, un os troué, celui du jarret de veau dont on mange la moelle. Le rougail saucisses vient de La Réunion et se construit autour du piment et de la tomate plutôt qu'autour d'un fond.

Parler à son boucher

Le boucher reste le meilleur allié pour réussir une recette de viande. Il peut conseiller un morceau adapté au plat prévu, le parer, le dégraisser, le ficeler ou le désosser, et préparer les os pour un fond. Annoncer la recette et le nombre de convives permet d'obtenir la bonne pièce, plutôt qu'un morceau noble mal adapté à une longue cuisson. Les parures et les os récupérés servent ensuite à préparer un fond de veau maison, base de nombreuses sauces du site.

Les gestes qui font la différence

  • Sortir la viande du réfrigérateur un moment avant la cuisson pour qu'elle cuise plus régulièrement.
  • Saisir à feu vif les morceaux destinés à mijoter, pour développer les sucs avant de mouiller.
  • Saler au bon moment : avant une saisie, ou en fin de cuisson pour certaines pièces rôties.
  • Laisser reposer la viande après la cuisson, sous une feuille de papier, avant de la découper.

Ces principes valent pour toutes les viandes du rayon. Une épaule d'agneau de cinq heures en cocotte illustre bien l'importance de la saisie initiale et d'une cuisson douce et régulière, tandis que les pièces de porc à la plancha montrent l'effet du repos sur la jutosité.

Les abats, des morceaux à part

Rognons, ris, foie ou joues demandent une préparation attentive : dégorger, retirer les membranes, parer les parties nerveuses. Leur cuisson est souvent rapide, à l'exception des joues, qui se traitent comme un mijoté. Les rognons d'agneau au cognac sont un bon point de départ pour ceux qui découvrent les abats, avec une cuisson courte et une sauce simple.

Accorder la viande et sa garniture

Un plat mijoté appelle une garniture capable d'absorber la sauce : purée, pâtes fraîches, pommes de terre vapeur ou polenta. Une viande grillée ou poêlée s'accompagne plus volontiers de légumes croquants ou d'une salade relevée. Les sauces, rassemblées dans leur propre rayon, permettent de varier un même morceau d'une semaine à l'autre, du jus court à la sauce au vin.

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